Loading


Vitry-le-François (prononcé [vitʁiləfʁɑ̃swa] Prononciation du titre dans sa version originale) est une commune française d'environ 16 000 habitants, située dans le département de la Marne, dont elle est l'une des sous-préfectures, et la région Champagne-Ardenne.

Ses habitants sont appelés les Vitryats.

 

Situation [modifier]

Vitry-le-François est la « capitale du Perthois »[1], une région plate – membre à part de la Champagne humide – qui est couverte de grandes cultures, de prairies, d'étangs et de peupleraies[2], dans le sud-est de la Marne, en Champagne-Ardenne.

La commune, au croisement des ensembles géographiques de la Champagne crayeuse ou « pouilleuse » (à l'ouest), de l'Argonne (au nord-est) et du Pays du Der (au sud-est), est également comprise dans la vallée de la Marne. Elle se situe, à vol d'oiseau, à 28 kilomètres[3] au nord-ouest de Saint-Dizier et 31 kilomètres[4] au sud-est de Châlons-en-Champagne. Elle est distante d'environ 80 kilomètres de Reims, 120 kilomètres de Nancy, 175 kilomètres de Paris et 300 kilomètres de Bruxelles[5].

Elle est mitoyenne au nord de l'actuelle Vitry-en-Perthois. À l'ouest, la Marne fait office de séparation naturelle avec le hameau Les Indes de Blacy. Vitry-le-François est limitrophe au sud de la petite ville de Frignicourt et à l'est du village industriel de Marolles[6].

 

Rose des vents   Vitry-en-Perthois   Rose des vents
Blacy N Marolles
O    Vitry-le-François    E
S
  Frignicourt  

 

Démographie [modifier]

Carte des densités de population communales de l'arrondissement et de l'aire urbaine (en bleu) de Vitry-le-François.

D'après le dernier recensement de l'Insee, datant de 2007, la population de la commune est de 14 873. Avec une superficie de 645 hectares, la densité moyenne vitryate s'élève à 2 306 habitants par km2. Ces chiffres représentent une perte de 1 852 habitants pour la ville depuis le recensement de 1999, ce qui représente une baisse annuelle moyenne de 1,5 %[95].

La ville forme avec Blacy, Frignicourt et Marolles l'unité urbaine de Vitry-le-François comptant 18088 habitants en 2007[96]. Elle est également au cœur de l'aire urbaine de Vitry-le-François, totalisant 61 communes et 34 121 habitants sur 638 96 km2[97]. Cette aire urbaine concentre 6 % de la population marnaise, ce qui en fait la quatrième du département après celles de Reims (294 055 h.), Châlons-en-Champagne (78 644 h.) et Épernay (38 679 h.).

Évolution de la population [modifier]

De la révolution française à 1872, le nombre d'habitants n'a cessé d'osciller entre 6 800 et 7 800. Suite à l'arrivée d'infrastructure comme les canaux, Vitry-le-François a connu un accroissement démographique faible mais continu jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. On dénombre ainsi 9 061 Vitryats en 1936. En raison des destructions de la guerre, la commuue ne compte plus que 7 584 habitants en 1946. Cependant, la reconstruction de la ville permet à sa population croitre fortement ; elle est multipliée par deux entre 1946 et 1962. En 1975, on recense 19 372 vitryats. Depuis, la population ne cesse de baisser à cause d'un solde migratoire déficitaire (-1,9 entre 1999 et 2007) et ce malgré un solde naturel positif.

En effet, entre 1999 et 2007, la population a diminué de 1,5 % alors que l'accroissement naturel était de 4,6 %. Ainsi, le taux de natalité reste assez élevé malgré une forte chute passant de 26 ‰ entre 1968 et 1975 à 14 4 ‰ entre 1999 et 2007. Parallèlement, le taux de mortalité a augmenté d'un point sur la même période (8 9 ‰ entre 1968 et 1975 et 9 8 ‰ entre 1999 et 2007)[95].

Histogramme de l'évolution démographique de 1793 à 2006

Patrimoine religieux [modifier]

Les édifices religieux datant d'avant la Seconde Guerre mondiale ont eux aussi presque tous disparus. Deux d'entre eux sont classés monuments historiques. Ils sont de culte catholique et sont ainsi rattachés à la paroisse Bienheureux Charles de Foucauld au sein du diocèse de Châlons-en-Champagne[141].

Le principal monument religieux de la ville est la collégiale Notre-Dame de l'Assomption de style Renaissance[59], située Place d'Armes. Elle a été construite en remplacement de la collégiale de Vitry-en-Perthois, fondée en 1212 par Blanche de Navarre[59], comtesse de Champagne, et qui avait été brûlée avec le reste du bourg en 1544. Une première église en bois est érigée en 1645[59], n'étant que provisoire elle est détruite en 1755. Ce n'est qu'en 1629 que les chanoines acceptent de quitter Vitry-la-Brûlée pour Vitry-le-François. On entreprend alors la construction d'une collégiale[142]. Les travaux qui débutent cette année sont « exceptionnellement longs »[143] : la façade n'est ainsi achevée qu'en 1678, la nef en 1704, le transept et le chœur sont terminés en 1750. L'abside et le déambulatoire ne sont construits qu'entre 1895 et 1898 par Monseigneur Nottin[142], d'après le plan initial[143]. Les bombardements de la Seconde Guerre mondiale n'occasionnent que l'incendie de la tour sud et du toit de la nef. La collégiale est restaurée à partir de 1949. En 1960, de nouvelles cloches sont installées[142]. Classée monument historique depuis 1920[144], la collégiale est du fait de son ampleur souvent appelée la « cathédrale » par les Vitryats[143], bien qu'elle ne porte pas ce titre. Une grande partie de son mobilier est également classée en tant que monument historique dont le bras-reliquaire de saint Vincent, plusieurs objets, des monuments funéraires et une dizaine de tableaux datant principalement des XVIIe et XVIIIe siècles[145].

Le second édifice religieux inscrit sur la liste des monuments historiques – depuis 1935 – est la Chapelle Saint-Nicolas, située au Bas-Village. Le quartier était, déjà avant la fondation de Vitry-le-François, un village de bateliers. Ce sont les mariniers du Bas-Village qui ont édifié cette chapelle en 1637. Elle est décorée d'ancre marines à l'intérieur et à l'extérieur. L'édifice est à pans de bois et revêtu de lattes de hêtre. Le patron de la chapelle est Saint Nicolas, patron des mariniers[146],[107].

Une troisième église, l'Église Charles de Foucauld, située dans le quartier Rome-Saint-Charles, a été inaugurée en 1969[107]. La commune accueille également une ancienne synagogue, Rue du Mouton, et une mosquée[147], Faubourg de Saint-Dizier.