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Localiser Châlons en Champagne



Découvrez Châlons en Champagne.


Châlons-en-Champagne, nommée « Châlons-sur-Marne » de la fin du XVIIIe siècle jusqu'à l'année 1995 et d'avril à décembre 1997, est une commune française, préfecture du département de la Marne et de la région Champagne-Ardenne.

Cette ville moyenne marnaise est préfecture du département et de région, où elle est en position centrale. Siège des intendants de Champagne sous l'Ancien Régime, elle est devenue la préfecture par la volonté des révolutionnaires d'effacer l'importance historique de Reims[1], ville des sacres. Châlons-en-Champagne est la préfecture de région.


Étymologie [modifier]

Châlons tire son nom du peuple gaulois des Catalaunes, installés sur l'oppidum (enceinte défensive) de La Cheppe dit Camp d'Attila, à seize kilomètres au nord-est de Châlons. Ses habitants se nomment Châlonnais.

Le nom de l'ancienne Catalaunum (ou Cathalaunum ou encore Civitas catuuellaunorum) gallo-romaine se francise au Moyen Âge en Chaalons en Champaigne [2] puis, après l'invention de l'accent circonflexe, en Châlons en Champagne. Peu à peu, sous l'influence des géographes et des salons parisiens, le toponyme "sur Marne" se substitue à celui de "en Champagne" sur les cartes. Durant tout le XVIIIe siècle et jusqu'au début du XIXe siècle, les deux appellations cohabitent. Contrairement à une idée reçue, ce n'est pas la Révolution qui a changé le toponyme "en Champagne" en "sur Marne"[3]. À partir des années 1980, un courant se dessine pour rendre à la ville son toponyme médiéval qu'elle retrouve définitivement le 29 décembre 1997 [4]. Le changement de nom, décidé une première fois en 1995, avait été annulé par le Conseil d'État le 4 avril 1997 pour vice de procédure, avant d'être rétabli l'année suivante.

Devise [modifier]

« Et Decus et Robur » signifiant « Gloire et Force ».

Géographie [modifier]

Châlons est bordée à l’ouest par la Marne, rivière qui se jette dans la Seine à la hauteur de Charenton-le-Pont. Anciennement, elle charriait jusqu’à Paris, pour la ravitailler, bois et grains, vins et moutons, transportant les hommes aussi. Durant tout le Moyen Âge, les habitants des villages alentour travaillèrent à élever une enceinte de pierre enfermant les cent six hectares de la ville. Cette limite séparait deux mondes qui le jour seulement entraient en contact pour une survie réciproque. Autour de la ville emmurée, la Champagne offrait à la vue de l’observateur ses vastes surfaces planes, blanches de la craie de son sol, ses légères ondulations, ses rivières faiblement encaissées. Ses pentes étaient encore au XVIIIe siècle recouvertes de pieds de vigne[5].

Carrefour des échanges ; étape du commerce lointain ; relais des pouvoirs royaux et seigneuriaux en pays avancé près de l’ennemi germanique, « car ycelle ville […] est assise en frontiere sur les pays d’Alemagne, de Barrois et d’autres estranges pays »[6] ; place forte qui à toutes les époques dut malgré elle abriter une garnison ; ville de petite industrie drapante[7] ; capitale d’une grosse région agricole : Châlons-en-Champagne tint jusqu’au XIXe siècle et tient encore aujourd’hui nombre de ces fonctions. La naissance de Châlons a été, comme il se doit, illustrée par des mythes sans nombre et de jolies images. L’un de leurs auteurs cherchant à expliquer l’implantation première près des bras de la Marne, écrivit que « Châlons comme Lutèce serait sortie de la boue »[8].

Capitale politique et religieuse, dominée par l’évêque-comte et les chanoines du chapitre Saint-Étienne, peuplée de clercs et d’officiers de plus en plus nombreux au fur et à mesure que progressait le XVIe siècle, Châlons fut aussi une capitale économique grâce à la draperie et la tannerie. Or dès l’époque moderne, elle prit le visage qu’elle a gardé jusqu’à nos jours ; de ville drapière, elle devint ville praticienne, administrative, dans une région où l’économie demeura profondément liée à l’activité agricole.

Transports [modifier]

La ville de Châlons-en-Champagne est facilement reliée au reste du pays par les trains de la SNCF : Paris à 1.45 h en TER et 1.03 h en TGV.

Article détaillé : Gare de Châlons-en-Champagne.

Châlons dispose aussi d'un aéroport international, l'Aéroport Paris Vatry.

Pour les déplacements urbains, le réseau SITAC [9] fonctionne du lundi au samedi et est composé de huit lignes de jour, qui toutes, de jour et de soirée, passent par la place Monseigneur Tissier :

  • ligne 1 : Fagnières (Beaux Regards) - Centre Ouest - Croix Dampierre
  • ligne 2 : Zone commerciale Mont Héry - Mont Héry - Saint-Memmie (Mairie) - Croix Dampierre
  • ligne 3 : Vallée Saint-Pierre - Croix Jean Robert / Patinoire
  • ligne 4 : Fagnières (Beaux Regards) - Mont de Suippes - Complexe Agricole
  • ligne 5 : Zone commerciale Mont Héry / Mont Héry - Sarry (Les Terrières)
  • ligne 6 : Place Monseigneur Tissier - Zone industrielle Saint-Martin
  • ligne 7 : Compertrix (Mairie) - Lycée Jean Talon - Recy (Mairie)
  • ligne 8 : Place Monseigneur Tissier - Grevières

... et de quatre lignes de soirée (un aller/retour de 20.00 heures à minuit les vendredis et samedis uniquement) :

  • ligne A : Patinoire - Sarry (Les Terrières)
  • ligne B : Patinoire - Vallée Saint-Pierre
  • ligne C : Patinoire - Recy (Mairie)
  • ligne D : Patinoire - Fagnières (Beaux Regards)

 

Châlons-en-Champagne est le chef-lieu de quatre cantons :

  • le 1er canton est formé d'une partie de Châlons-en-Champagne (12 528 habitants) ;
  • le 2e canton est formé d'une partie de Châlons-en-Champagne et des communes d'Aigny, Condé-sur-Marne, Les Grandes-Loges, Isse, Juvigny, Recy, Saint-Étienne-au-Temple, Saint-Martin-sur-le-Pré, La Veuve et Vraux (16 563 habitants) ;
  • le 3e canton est formé d'une partie de Châlons-en-Champagne et des communes de Compertrix, Coolus, Fagnières et Saint-Gibrien (17 796 habitants) ;
  • le 4e canton est formé d'une partie de Châlons-en-Champagne et de la commune de Saint-Memmie (17 967 habitants).

Démographie [modifier]

Histogramme
(Évolution de la population de Châlons-en-Champagne - 1793-2006)

Économie [modifier]

Châlons-en-Champagne est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Châlons-en-Champagne. Elle gère les ports fluviaux de Châlons-en-Champagne et de Vitry-le-François ainsi que l'IPI.

Elle est aussi le siège de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Champagne-Ardenne[2].

Une importante foire-exposition, organisée début septembre au parc des expositions, est un évènement majeur de la rentrée avec plus de 200 000 visiteurs.

 

Notre-Dame-en-Vaux (chevet)

Collégiale Notre-Dame-en-Vaux [modifier]

Article détaillé : Collégiale Notre-Dame en Vaux de Châlons-en-Champagne.

Inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO dans le cadre des Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France, Notre-Dame-en-Vaux était une collégiale, c'est-à-dire qu'elle abritait une communauté de chanoines.
L'église actuelle fut commencée avant 1157, en remplacement d'un édifice antérieur qui s'était écroulé. Sa reconstruction était achevée en 1217. Commencée en style "de transition" (intermédiaire entre le roman et le gothique), elle fut terminée en gothique.
On y trouve un beau chevet avec abside gothique flanquée de deux tours romanes (influence de la cathédrale de Toul), mais aussi d'admirables verrières du XVIe siècle. Il s'y trouve également un des plus grands carillons d'Europe, composé de 56 cloches et datant du XIXe siècle.

Jusqu'à la Révolution, qui mutila son portail sud de style renaissance, elle possédait 4 flèches (voire 5, si on compte la petite de la croisée du transept). 3 furent rasées à la Révolution pour récupérer leur plomb à des fins militaires ; une fut reconstruite à partir de 1852 par l'abbé Champenois, les deux autres attendent toujours de l'être. Au Moyen Âge, elle possédait une relique vénérable qui attirait beaucoup de pèlerins et fit sa gloire : la relique du Saint Ombilic du Christ, détruite en 1707 par l'évêque de Châlons.

Cathédrale Saint-Étienne [modifier]

Article détaillé : Cathédrale Saint-Étienne de Châlons.
Façade de la Cathédrale vue du Grand Jardin

Le monument présente des parties romanes du XIIe siècle (crypte, tour du bras Nord dont le rez-de-chaussée abrite une rare verrière romane) mais fut reconstruit en style gothique. L'abside, le transept et trois travées de la nef étaient achevés en 1261. Les chapelles rayonnantes et le déambulatoire furent ajoutés entre 1280 et 1310. La nef fut continuée à la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle. Entre 1628 et 1634, on éleva la façade occidentale (en style baroque) et les deux travées voisines. Cependant, la conception primitive de la nef fut conservée à travers les siècles par les constructeurs successifs, qui ont voulu lui préserver son unité. L'édifice a conservé une remarquable parure de vitraux. Dans les bas-côtés sud se trouve une intéressante série de vitraux de la fin du XVe siècle et du début du XVIe siècle. Ceux de l'autre bas-côté ont été faits au XIXe siècle dans le goût du XIIIe siècle. Ceux des bras du transept sud datent du XXe siècle. De très nombreuses dalles funéraires gravées du XIIIe siècle au XVIIe siècle sont incrustées dans le pavage ou relevées le long des murs. Elles se caractérisent par une grande élégance du dessin.